mardi 31 mars 2015

Le boulot. Le retour à l'hôpital.

Après une semaine de reprise sur les chapeaux de roues nous sommes de retour à l'hôpital pour une bronchiolite.  Ça a commencé par un banal rhume sans fièvre.  Puis 2 jours après un weekend où il n'était vraiment pas en forme.  Pas d'appétit,  une toux, des vomissements.  Nous avons longtemps hésité sur la conduite à tenir. .. Difficile de savoir quand s'inquiéter.  Quand la fièvre a commencé à monter nous sommes allés aux urgences.  J'étais persuadée qu'on nous renverrait chez nous,  c'est juste un rhume il faut se détendre.  D'autant qu'il est vacciné contre la bronchiolite tous les mois compte tenu de sa longue détresse respiratoire.

Finalement on y est toujours 3 jours plus tard.  Perfusion,  aérosols. .. il a perdu du poids alors on revient à la pesée avant et après chaque repas.  Retour en terrain connu... ça me déprime. Et c'est une bronchiolite.  Juste pas EExactement le même virus que le vaccin.  Pas de bol. Il me fait mal au coeur.

 Sympa pour le boulot aussi. .. Revenue une semaine et déjà 3 jours d'absence.

Je reviendrai plus en détail quand on sera rentrés car ce n'est pas hypdr pratique décrire depuis mon téléphone.

mardi 17 mars 2015

Il y a un an !

Il y a un an, nous apprenions que la FIV ICSI avait fonctionné, que notre unique embryon, récalcitrant au transfert, s'était bien accroché. J'ai le sentiment que c'est ce jour qui a changé ma vie, plus qu'un autre. Il signifiait que c'était possible, je pouvais être enceinte, c'était vraiment incroyable. Contrairement à la plupart des femmes enceintes, je n'ai pas connu d'angoisses, ou très peu, et je me suis très vite sentie sereine malgré les 4 mois de vomitos.

Cette journée du 17 mars 2014 était un concentré d'émotions, intenses et inversement proportionnelles à ces années d'espoirs déçus. Quel souvenir, depuis tellement de temps je m'empêchais de penser à ce bébé, d'un coup, il est entré dans nos vies. Paradoxalement, alors que nous faisions tout pour, tomber enceinte m'a paru totalement surprenant et inattendu.

1 an plus tard, nous sommes parents et je reprends dans quelques jours le travail... Un nouveau quotidien !

Le sevrage se fait peu à peu (petit peu à petit peu)... Les biberons, c'est toujours pas la joie même s'il boit un peu mieux. Nous avons limité les tétées nocturnes (1 réveil maximum entre 22h et 6h alors qu'il était passé à 2 voire parfois 3 depuis le sevrage...), c'est papa qui s'y colle pour le rendormir, ce qui prend en moyenne 1 h... Mais la stratégie fonctionne peu à peu, il a plus faim en journée en boit plus ses biberons. Pour compléter, je lui donne un yaourt au lait infantile : j'ai d'abord acheté des industriels, sucrés, puis j'ai fait les miens, avec le lait en poudre 1er âge (on en a changé 3 fois donc ça permet d'utiliser les boîtes à peine entamées). Ça lui plaît, même s'il faut être patiente puisqu'il n'est pas très habitué à la cuillère... De toutes façons mieux vaut limiter pour le moment la quantité de lait en poudre puisque le peu qu'il boit ça ne passe pas du tout, pas une couche pleine depuis le début du sevrage ( plus de 2 semaines...) malgré médocs, eau magnésium... et changements de laits... 

Ce sont de petits soucis, parce que tout va bien, et même si j'écris beaucoup sur le sevrage, en réalité ça ne m'obsède pas tant que ça, je sais que ça le fera à un moment, et comme il prend toujours du poids, ça me m'inquiète pas. 

A part ça, il s'éveille de plus en plus, fait quelques vocalises, cherche toujours son pouce mais ne le trouve toujours pas, adore écouter les gens parler et chanter... commence à avoir son caractère et ne dort plus que dans sa chambre tranquilou, alors qu'avant il s'endormait dans son transat, dans son cosy, dans sa poussette, dans les bras : du coup quand il fatigue, il pleure jusqu'à être couché (donc souvent quand on est dehors, courses ou autres....). Comme il dort encore beaucoup beaucoup, c'est compliqué se réserver les sorties à ses moments d'éveils, alors ça devient ... bruyant ;) Paye ton bébé qui hurle dans la salle d'attente du médecin, aux caisses des magasins, dans la voiture, et les regards en coin. Non non, je vous assure qu'il va bien, il veut juste dormir DANS SON LIT, l'asticot. D'ailleurs si tout le monde dans le supermarché voulait se taire, ça l'arrangerait, merci bisous !

vendredi 13 mars 2015

Sev-rage ô désespoir, et retour sur les 1ers jours

Le point loup-garou : le sevrage me fait devenir chèèèèvre. Pourquoi personne n'a écrit "Le sevrage pour les nuls ?". 2 semaines qu'on a commencé les biberons en journée... Il boit 30-40ml puis plus rien, il machouille. On a tout essayé, que ce soit mon lait, du lait en poudre, le biberon, la cuillère, le papa, la nounou... Du coup les nuits sont toujours aussi pourries, le loup garou rattrape ses repas de moineau de la journée en tétant 3-4 fois la nuit, au secours. Le point positif c'est qu'il pleure moins lors des biberons (mais il fait des grosses crises en dehors, il ne l'avait jamais fait, il est inconsolable et je ne sais pas quoi faire). Bon, je vois la pédiatre de l'hôpital dans quelques jours, à voir si elle a une solution miracle. Une pilule qui fait prendre les biberons... Je sais que la solution sera le repas solide du midi, j'ai hâte, il a presque 6 mois, mais il ne tient pas encore assis, et je ne sais pas combien de temps ça lui prendra. Des témoignages ?

A part ça, nous avons fait la 1ère 1/2 journée chez la nounou, no problemo (à part ce biberon non bu, of course...). La suite la semaine prochaine avant le grand bain de la reprise... Je dois dire que ces quelques heures sans mon bébé depuis des mois ne m'ont posé aucun problème, j'ai même été envahie d'un sentiment de liberté, c'est dire. Bon, ... je sais que plus longtemps, il me manquera. Mais je me sens en confiance pour le moment, ne me gâchez pas mon plaisir ;)

***

Le Hellp syndrome, l'accouchement, ses complications et l'hospitalisation, les 3 semaines de réanimation de notre bébé puis les 2 mois de néonat... : j'ai synthétisé ;) J'ai tourné beaucoup de pages dans ma tête, pas toutes, mais j'ai à présent envie de revenir plus en longueur sur certains souvenirs.

La mémoire qui flanche...

Ce qui m'attriste beaucoup à présent, c'est de ne pas me souvenir ... Je raconte, je reconstruis, mais je ne me souviens pas de nombreux moments des premiers jours suivant l'accouchement. Parce que j'étais dans un état physique et mental second. Non, je n'ai pas de souvenir de la 1ère fois que j'ai vu mon fils. Je sais que c'était le soir (il est né à mi journée), je me souviens du brancardier qui m'a emmenée en lit, mais c'est tout. Aucun souvenir. Rien à faire. Mon 1er souvenir, c'est le lendemain, et c'était un mauvais moment, je me sentais mal, ma montée de lait me donnait des bouffées de chaleur, dans sa chambre en réa il faisait très chaud : malaise, nausée, frustration d'être clouée dans mon lit et lui sans sa couveuse à des hauteurs différentes, de seulement apercevoir ce petit être, mais de voir cette grande chambre remplie d'appareils bruyants et de blouses blanches, une impossibilité de gérer ces émotions, un refus, certainement, de la situation (mon bébé, il était dans mon ventre)... Je suis restée 5 min et me suis sentie incapable d'y retourner. 

Heureusement, j'étais bien entourée, par les équipes et le papa qui m'a toujours soutenue, même quand une sage-femme à la noix m'a sorti un truc du genre que mon bébé avait besoin de moi, c'est vrai que le sentiment d'impuissance et de culpabilité, ça aide dans ces cas là. Connasse. Je savais que j'avais besoin de temps, de me sentir mieux physiquement aussi. Alors en attendant je tirais mon lait avec abnégation, buvais les récits du papa, serrais et reniflais le petit bonnet mis après la naissance et qu'on m'avait redonné. 

Bref, la 1ère vraie rencontre, elle a eu lieu 4 jours après la naissance, la nuit, après une journée riche en émotions pour le papa qui avait fait son 1er peau à peau, et pour moi, qui avait subi complications et grosses frayeurs suite au retrait du cathéter fémoral (bon c'est compliqué, je renonce à détailler ...). Après un long conciliabule entre blouses blanches dans ma chambre, j'ai eu la permission de quitter mon lit (!!!!!) et de me faire conduire en fauteuil en néonat, avec moult alèses puisque je rappelle que je fuyais de la cicatrice de césarienne à grandes eaux (un déficit d'albumine lié au hellp syndrome pour faire court...), ce qui n'était pas DU TOUT flippant. Donc, enfin, au creux de la nuit, j'ai vu mon bébé, je l'ai touché dans sa couveuse, et je l'ai senti, en peau à peau, sous le tee shirt. Il était sédaté, intubé, frêle, tout poilu, mais il était bien là, et j'avais confiance en lui.

Cette première semaine a été éprouvante pour moi, je me sentais totalement déphasée, très faible physiquement, mes jambes ne me portaient pas, j'étais tout maigre j'avais une sale gueule et aucune autonomie. Mon état a mis quelques jours à s'améliorer et ça a été très long. J'ai eu les visites de nos parents, qui étaient importantes bien sûr, et aussi douloureuses, puisque je me disais qu'ils connaissaient mieux mon fils que moi. Étonnamment, les visites des grands parents étaient autorisées (et encadrées) en réanimation, ils ont donc passé plus de temps que moi dans sa chambre, ça me crevait le cœur. Et je n'osais pas le dire, car ça a été un vrai soutien pour le papa je pense, ces visites.

Je reviendrais sur d'autres moments, forcément plus joyeux puisque ces 1er jours étaient les pires, de très loin, ça a été un choc immense.

mercredi 4 mars 2015

Sevrage et coup d'oeil dans le rétro

Crénom nom, le sevrage c'est un enfer sur Terre. Notre petit bébé d'amour s'est subitement transformé en loup-garou (à midi tous les jours), cris, hurlements et pleurs... Pas de dodo. Un peu de biberon tant bien que mal. Douleur, tristesse, frustration, je ne sais pas, mais c'est très difficile nerveusement. Mes doutes, angoisses et morosité sont inversement proportionnels à la gravité de la situation... J'ai traversé la tête haute la PMA, l'accouchement et ses complications, 2 mois 1/2 de néonat et des frayeurs vitales pour mon bébé et pour moi. Mais mon bébé qui veut le sein, moi qui voudrait bien mais qu'il ne faut point = game over. Ce n'est qu'une étape, elle est obligatoire, point d'échappatoire... Donc bon, on y arrivera, comme tout le monde. Et j'en verrai d'autres (genre : confier mon tout petit à la nounou la semaine prochaine). Finie la lune de miel.

Nous avons reçu le dossier de suivi médical proposé aux grands prémas, jusqu'à ses 7 ans, dernier rdv en 2021 ! Et le 1er pour ses 3 mois d'âge corrigé, soit maintenant (enfin dans quelques jours). Je sais que certaines mamans de prémas passent par ici parfois : en quoi consistent ces rdv ?

Sinon, il y a un an, notre unique embryon de la FIV 2 du désespoir m'avait été transféré après être resté coincé dans le cathéter (un ptit coquin). Quel miracle. Quelle année. Achat de maison, grossesse heureuse, nouveaux contextes professionnels pour tous les 2, un 3ème chat (avec en bonus une portée de chatons heureusement tous adoptés par de gentils gens)(et non, je n'étais pas immunisée contre la toxo, lol). Et puis... cet accouchement catastrophe et les mois hors du temps qui ont suivi. Pour en arriver à ce bonheur, à cette famille, enfin. 

Nous mesurons toujours, et chaque jour, notre immense chance. Et un an après, la PMA n'est pas simplement un chemin, c'est une épreuve qui laisse des traces, et en même temps une reconnaissance pour ceux qui nous ont permis d'y arriver, et une fierté pour nous.

Déjà, nous prenons les rdv dans notre centre PMA, et avec le Professeur du CHU qui a suivi mon accouchement (pas du tout dans la même ville) pour connaître les risques de récidive du hellp syndrome et nos chances d'avoir un 2ème... Dans quelques mois. Et après nous réfléchirons à tout ça. Est-ce qu'on veut un 2ème, à quel prix, et si oui, reste-on dans notre centre ou migre t-on vers le CHU...

lundi 2 mars 2015

Le sevrage, premiers jours et beaucoup de questionnements ! + edit

Sevrage, jour 1 : je prépare joyeusement un biberon (avent, tétine 1) de 50ml de mon lait tiré la veille, son papa lui donne, il boit sans problème, finger in the nose. Bon, 50ml, c'est pas beaucoup donc il a reclamé 2h après, mais c'était un 1er essai. Pendant un moment, on a cru être des vrais winners.

Sevrage jour 2 : biberon tétine 2 (bah oui, il a quand même 5 mois), 100ml de lait maternel décongelé, donné par maman. Il n'a pas tout bu mais ça allait quand même. Quelques pleurs après, une impression de mal au bidon sans doute du à l'air avalé inhérent au biberon. Pour moi, je prends conscience que l'allaitement en journée, ce sera bientôt fini, grosses larmes. J'ai tellement pas envie. 

Sevrage jour 3 : à la même heure (vers midi) que les jours précédents, on prépare un biberon de lait maternel décongelé, idem que la veille. Le bébé hurle en attendant que ça chauffe : l'impatience ? Bon... Papa lui donne. Hurlements. Hurlements. Hurlements. Il boit la moitié tant bien que mal. (Maman s'en va car elle est en pleurs aussi). (Paye ta famille). Le soir venu, hurlements, hurlements, hurlements, alors que les soirées étaient devenues plus tranquilles depuis un moment. 

Sevrage, jour 4 (aujourd'hui) : même biberon, même scénario que la veille : un bébé qui se réveille en hurlant, qui ne s'arrête pas, qui prend le biberon mais hurle dès que le lait arrive dans sa bouche (c'est l'impression que ça me donne). Très difficile à calmer. Au final je lui ai donné le sein. Merde.

Je ne sais pas ce qui se passe : est-ce l'étape du sevrage qui le fait hurler ? Le fait qu'il sente que je me sens pas bien par rapport à ça ? Ou alors a t-il mal quelque part ? Le RGO qui revient ? Mal au bidon ? Il hurle, avec de vrais larmes.

Nous avions progressivement diminué les mesures anti-RGO, puisque ça allait mieux : arrêt de l'inexium depuis 1 mois (no problemo), passage d'une inclinaison de 30° à 15° depuis 1 semaine... Reste le gaviscon à chaque repas. J'ai l'impression que ça revient... Est-ce lié au biberon, au lait décongelé... pfff je me sens perdue. En attendant j'ai remis son matelas à 30°...Et je ne sais pas du tout comment m'y prendre.

Edit :
Le temps de me remotiver pour la tétée suivante, je lui ai proposé un biberon de 150ml de lait industriel, une sorte de coup de poker. Il a presque tout bu, tranquilou, avec à la fin un grand sourire en prime. Euh ???? Je suis très rassurée, hyper méga rassurée. Il n'aime donc pas le lait maternel décongelé, bizarre, bizarre... Je retenterai quand même, étant donné que j'en ai un sacré stock, congelé par la néonat.