vendredi 21 mars 2014

Ces quelques jours... Un beau taux.

A peine 4 jours que je sais. J'ai l'impression que ça fait une éternité tellement le temps passe lentement. Je savoure, sur un nuage, des bouffées d'émotion, mais sans se projeter pour le moment.

Je n'ai AUCUN symptôme, je ne ressens rien d'inhabituel. Pas mal aux seins, pas de nausées, quelques tiraillements. Je fais donc un test pipi bandelette tous les matins, qui fonce petit à petit. J'avais acheté ces tests sur internet il y a au moins 2 ans, ils se périment ce mois-ci... Je m'aperçois qu'ils sont "précoces" (20ui) : mes fesses ! A peine positif à 14 dpo. Et même maintenant, la ligne est pâle. 

Ma 2ème prise de sang me donne un taux à 784 ui à J18 !

mardi 18 mars 2014

Bilan fiv2

Pour cette fiv2, les paramètres n'étaient pas au beau fixe. Prenez :

- Une motivation dans les chaussettes ;
- Une fille qui se plante dans son traitement (j'ai pris 2 fois moins de Provames que j'aurais dû...);
- Fatigue mentale et physique tout au long du traitement ;
- Une ponction douloureuse pour seulement 2 petits ovocytes ;
- Un embryon qui reste coincé dans le cathéter lors du transfert ;
- 15 jours d'attente sans y croire ni y penser, sans aucun signe de mon corps;
- Des tests pipi négatifs à 10 et 12 dpo ;
- Une prise de sang faite le midi par flemme de faire la queue le matin au labo ;

Et vous obtenez : une fille enceinte. C'est ouf.

Mon taux est de 71,9 à 14dpo. J'ai pissé sur 3 tests de grossesse qui ont tous viré positif. Putain.

J'ai appris ça par mail juste avant de rentrer en réunion. Réunion qui s'éternisait et que j'ai quittée avant la fin, je ne tenais plus, il fallait que j'appelle mon chéri, que j'aille au labo pour être sûre du résultat, ça me paraît tellement incroyable.

Depuis, le temps passe lentement, on sait que tout ça est fragile, et pourtant on est heureux, je peux être enceinte, ça peut marcher. Même si je suis en insuffisance ovarienne, que les statistiques ne sont pas de notre côté, que nous allons vers nos 3 ans d'essais sans aucune accroche malgré nos essais, les IAC, la FIV ICSI, ça peut marcher. Quel espoir.

Mon corps ne me dit toujours rien de rien. Prochaine prise de sang à 18dpo.

mercredi 5 mars 2014

Le survivant !

La biologiste a appelé ce matin pour nous annoncer que sur les 2 ovocytes ponctionnés, nous avons obtenu un bel embryon, en ICSI, of course.

Je suis super contente d'aller jusqu'au bout de cette tentative, de ne pas avoir fait tout ça pour rien ! 

Le transfert a eu lieu ce midi, le temps que mon chéri revienne du boulot et qu'on fasse la route jusqu'à la clinique. Un embryon de 2 jours, à 5 cellules, tout va bien. 
5 min après le transfert, le gynéco a toqué à la porte : oups, l'embryon était resté dans le cathéter !!! Heureusement que le labo les vérifie à chaque fois au microscope ! Du coup, on l'a refait :)

Une après-midi douce, ensoleillée, avec moins d'excitation et d'émotion que la dernière fois, mais pleine d'espoir quand même. Allez, 12 jours d'attente !

mardi 4 mars 2014

Après la FIV1 ? La FIV 2.

Je reviens donner quelques nouvelles, après des mois pendant lesquels je n'ai eu aucune envie de parler ou d'entendre parler de PMA. Pour résumer, l'échec de la Fiv a été douloureux, mais je n'ai pas réussi à extérioriser tout ça, il m'en reste un goût amer. 

Ensuite, l'échéance de la Fiv2 s'est rapprochée. La faire ou non ? Nous nous sommes posé la question sérieusement. Aucune envie, aucune motivation. Volonté de passer à autre chose ensuite, le don, l'adoption. Ne plus subir ces traitements et ces échecs. 

Donc 2ème tentative, même protocole que la 1ère fois : blocage au Provamès à partir de J20, écho à J4, Gonal f 150ui, écho à J6, Cétrotide en plus à partir de J6, écho à J9, déclenchement le même jour à l'ovitrelle.

Peu de follicules, une ponction sous anesthésie locale, bien plus pénible que la dernière fois. Un gynéco qui ne comprend pas que la fiv n'ait pas été annulée ... Résultat : 2 ovocytes ponctionnés. Contre 11 la dernière fois. 

Maintenant j'attends des nouvelles de la biologiste... J'essaye de me préparer à l'échec, pas d'embryon du tout. En même temps, j'espère tellement qu'un petit miracle ait lieu. Je me dis que si c'était foutu, elle m'aurait déjà appelée.