mercredi 27 novembre 2013

Niet

C'est donc niet, comment pourrait-il en être autrement ?
Pour l'instant, j'occulte, je mets ça de côté, je vois la porte dans la gueule arriver au ralenti. Envie de garder ça pour moi. Pas la force d'annoncer à tout le monde.
Je m'en doutais franchement, ces derniers jours, l'espoir m'avait en grande partie quittée.

mercredi 20 novembre 2013

L'attente, ça te tente ?

Moi pas.

En me réveillant ce matin, je me suis dis que je préférais quand même être aujourd'hui, plutôt qu'il y a une semaine, le matin de la ponction, stressée et rendue malade par les antibios.

Nous sommes à mi-parcours, encore une semaine avant le résultat. Pour l'instant ça va, j'oscille entre l'espoir, "on m'a quand même mi 2 embryons dans le ventre, tout est possible", et la résignation, "je ne sens rien, je suis sûre que ça n'a pas marché". J'ai des coups de fatigue, le ventre très gonflé, mal aux seins, bref, le résultat habituel de ces cocktails d'hormones.

Je pense parfois à ces possibles, chose qui ne m'était plus arrivé depuis longtemps. Je m'interdisais de penser à nos trop éventuels futurs enfants, la pma flottait dans l'air, sans image. On est en train d'acheter une maison, avec 3 chambres, par une seule fois je n'ai imaginé une chambre d'enfant, ou une table à langer dans la salle de bain. Appelez moi l'Autruche en gris (merci à celles qui ont compris cette blaguounette). Trop douloureux de revenir à cette réalité sans enfants. 

Mais depuis le transfert, je pense à une issue positive, à cet enfant, à ces jumeaux, à notre famille. Parce que le retour à la réalité est plus hypothétique. Cette fois, j'ai le droit d'espérer. Au moins quelques jours.

Par contre, quand j'imagine l'échec, ça me tétanise. Comment surmonter ça... Certainement avec le temps, comme tout le monde. L'enjeu du résultat de la prise de sang me paraît tellement angoissant, je ne sais pas si je vais essayer de désamorcer tout ça avec un test pipi avant. Est-ce la bonne stratégie ? Je verrai sur le moment.

Je dois faire une pds 14 jours après transfert, question bête : le jour du transfert compte-t-il ?

samedi 16 novembre 2013

Immense espoir

Pfiou. Que d'émotions ces derniers jours !

La biologiste nous a appelé ce matin de bonne heure pour nous annoncer que nos 2 embryons qui ne lui donnaient pas beaucoup d'espoir s'étaient finalement bien développés. Mon cœur a fait un bond. (il débordait même, je pleurais, je tremblais). J'ai été réveiller mon chéri, on a pris la route pour un transfert dans la foulée. 

On a donc 3 jours après la ponction un très bel embryon à 8 cellules, et un moyen à 5 cellules. Ô joie la biologiste nous a proposé de nous transférer les 2, puisque l'autre ne pouvait pas être vitrifié.

C'est inespéré, même si rien n'est gagné nous sommes heureux d'être toujours dans la course, l'espoir renaît. C'était une magnifique journée d'automne ensoleillée.

Je suis sur un petit nuage, mais maintenant il faut essayer de ne pas devenir fous pendant les 15 prochains jours.

vendredi 15 novembre 2013

Je me disais bien que ça allait trop bien

La biologiste nous a appelé ce matin pour nous dire que sur les 11 ovocytes ponctionnés, seulement 4 étaient mûrs. 

Sur les quatre, deux ont été mis en fiv classique : échec total de fécondation. 

Les deux restants ont été fécondés en ICSI, pour donner 2 embryons qui se développent lentement (2 et 3 cellules). Elle nous rappelle demain.

Je suis très déçue. Mon chéri est abattu. La biologiste nous a dit que la prochaine, ce serait 100% ICSI, c'est dire l'espoir qu'il nous reste pour celle-ci. 

Si seulement...

mercredi 13 novembre 2013

La ponction, c'est fait

Le contrôle à J9 a montré que mes follicules n'avaient pas assez poussé, donc j'ai recontrôlé à J11, et même si leur taille était un peu juste, mon taux d’œstradiol était trop élevé donc j'ai déclenché le soir même à l'ovitrelle. J'en avais un peu marre des piqûres, surtout le cétrotide, qui à force me faisait de petits bleus. Rien de méchant.

J'étais bien stressée comme il fallait pour la ponction, je suis arrivée à la clinique à 8h, et mon chéri est parti faire son recueil à 8h30. Je suis partie au bloc à 10h00 et je suis revenue environ 1h plus tard. 
La ponction a donc eu lieu sous prémédication qui fait planer (3 atarax + 1 antidouleurs) et anesthésie locale, et franchement, la douleur était tout à fait supportable pour moi. Les piqûres d’anesthésie font un peu mal, mais ensuite j'ai à peine senti ce qu'il faisait, et je pouvais suivre à l'écran. J'ai eu un petit moment difficile quand l'infirmier a dû appuyer un peu sur mon ventre pour aider le gynéco, ça m'a donné la nausée, mais avec un peu d'oxygène c'est vite passé. A priori c'est les antibios qu'ils nous demandent d'avaler le matin qui rendent malades, on m'a conseillé de les prendre en plusieurs fois si j'ai une prochaine ponction. Les gens étaient très gentils, vraiment. J'ai pu sortir vers 14h00.

On a donc 11 ovocytes, ce qui est un très bon score. Avec mon insuffisance ovarienne, je n'en reviens pas ! On doit maintenant attendre que le labo nous appelle vendredi matin pour savoir s'il y a des embryons...

Je suis soulagée que ce soit passé, la ponction en elle même était plus stressante que douloureuse. Bien moins douloureuse que pour l'hystéro par exemple. Par contre j'ai eu mal après, et maintenant également, mais avec les antidouleurs c'est supportable. 

Au programme maintenant : canapé pendant 5 jours ! J'espère que ce repos sera entrecoupé d'un transfert.

vendredi 8 novembre 2013

En plein dans la fiv

La fiv, c'est maintenant.

J'ai fait une 1ère écho à J4 sous provames, et j'ai commencé le Gonal f 150ui à J8 qui du coup est devenu le J1 de la stimulation. Tout le monde suit :) ?

2èmé écho cette semaine, à J6 de la stim, 5 follicules de chaque côté, endomètre à 6mm, "c'est correct". Mais bof quoi. J'ai donc continué mon Gonal f 150ui, en ajoutant le Cétrotide. Prochain contrôle à J9.

Pour l'instant ça va, je connais le Gonal et compagnie, je m'attendais donc aux maux de tête et autres nausées, aux réveils matinaux et aux échos endovaginales. Mon chéri est devenu maître en l'art de me piquer. Nos proches sont aux petits soins. On avance. L'espoir n'est toujours pas très présent, pourtant j'ai envie d'y croire, j'aurai besoin d'y croire le jour de la ponction. Pour l'instant, c'est du vent, des contraintes.

J'en ai parlé à mon chef, qui a été très compréhensif, du genre très très compréhensif. Un poids de moins, pas d'excuses bidon à trouver !