vendredi 21 décembre 2012

L'hysteroscopie, c'est fait

Petit résumé de l'hystéroscopie :
Après la douche à la bétadine à maison et une heure de route, nous sommes arrivés à la clinique vers 10h30 mercredi matin, 3ème étage, chambre 300, on m'annonce que je serai opérée que l'après midi.
Les heures à attendre nous semblent longues. Mais en réalité je ne suis pas vraiment stressée, et je ne fais que de dormir (pas mon chéri...). Ma colocataire de chambre a le temps de partir, se faire opérer et revenir, et je suis toujours là ! L'infirmière annonce qu'il y aura encore une heure de retard, ça me fout un coup au moral, mais je me rendors quand même !

Vers14h00, on me demande de mettre la blouse et de prendre les cachets pour se détendre, du coup je dors encore plus, je me sens shootée. Puis le brancardier vient me chercher, j'attends dans différents sas, vois différents infirmiers, on m'installe sur un autre lit. J'ai froid et je suis dans un demi sommeil.

Puis l’anesthésiste me pose le cathéter, on m'emmène au bloc, on me pose le masque et on m'injecte le produit, ça fait mal dans les épaules mais ça dure très peu de temps !
Le réveil m'a paru plus violent que le reste, la sensation du tube dans la gorge, les nausées... Mais c'est vite passé, et on me ramène dans ma chambre vers 18h30, je n'ai pas mal, je me sens bien. Je dors, encore.

Après ça s'est compliqué, j'ai eu le droit de manger et boire un peu, ça allait, mais quand j'ai essayé de me lever doucement j'ai fait 2 malaises, ce qui ne m'était jamais arrivé. Du coup les infirmiers m'ont dit qu'ils me gardaient la nuit, ça m'a déprimée, mon chéri a dû partir vers 1h, j'ai dormi par intermittence avec les visites des infirmiers, des sensations désagréables qui me revenaient, le cathéter qui me gênait.

J'ai été réveillée à 7h par une nouvelle colocataire qui arrivait pour la pose d'une contraception et qui m'a parlée pendant une heure de ça... (quelle pétasse). J'ai pu manger et me doucher, mais le temps était trèèès long, le médecin n'était toujours pas passé (il m'avait déjà oubliée la veille....).
Vers 9h30 je l'ai enfin eu au téléphone (par hasard je passais dans le couloir quand l'infirmière l'appelait...), il m'a dit que ça s'était bien passé, il a fait un curetage pour enlever l'épaisseur de la muqueuse. Je le revois fin janvier. Je vous passe les détails d'une conversation qui me laisse un souvenir un peu amer, puisque qu'il m'a tout de suite parlé d'insémination artificielle. J'ai eu l'impression que l'hystéro n'avait servi à rien, j'étais très déçue.

Ensuite il a encore fallu attendre, pour les papiers, l'arrêt de travail, pour qu'une ambulance arrive... Pfff, Je suis rentrée à la maison un peu avant midi, lessivée ! J'ai peu de douleurs, pas pire que des règles, quelques saignements.

Au final tout s'est bien passé, ça fait beaucoup d'émotion pour nous deux, le contrecoup a été dur dur...  Je me repose, et noël arrive, tout va bien !

mardi 18 décembre 2012

On y est

L'hystéroscopie, c'est demain.
Et la flippe, c'est maintenant.

Ce sont bien entendu des idées et images complétement irrationnelles qui m'assaillent. Déjà : être à jeun (oui, avoir faim pour moi, c'est grave), avoir une perfusion, être endormie, être intubée, attendre, paniquer, avoir mal, mourir, oublier ma carte vitale.
Liste établie sans ordre de préférence croissant et à prendre au second degré, y compris pour toi là, qui écris ces mots.

Mais je pensais que ce serait encore bien pire (il faut dire que quand un gynéco m'avait proposé une coelioscopie il y a 3 ou 4 ans, j'en avais pleuré pendant des jours et des nuits tellement l'idée me flippait)(et je l'ai pas faite d'ailleurs)(ahaha j'ai vachement grandi).
Bref, je n'ai pas le choix et surtout je suis bien décidée à la faire cette hystéro, j'ai juste hâte que ce soit passé.

Ce qui m'effraie le plus, c'est de penser que ça ne puisse pas marcher pour nous. Que cette grosseur à l'utérus, c'est du pipi de chat et que ça ne va pas nous ramener l'enfant Jésus dans la crèche.
Et puis inévitablement, il y a le découragement et l'abime que créée le comptage de jours : "après l'opération, abstinence pendant x jours alors je serai à x jours de mon cycle, du coup même si ça marche, ce sera au mieux dans x jours, bref on arrive vite en 2068 alors que la fin du monde c'est pour demain".

Elles vont me manquer mes petites biscottes demain matin. En plus je passe l'après midi : je rate le petit déj', le goûter du matin, le déjeuner, le goûter, voire l'apéro.