lundi 29 octobre 2012

Un de plus

18ème cycle.

J'avais décroché, j'y ai moins pensé, mais je pensais me mentir à moi-même. Genre, tu fais semblant de ne pas y penser parce qu'au fond de toi t'es qu'une vieille bique qui pense que si ça ne marche pas c'est dans la tête (pendez-moi). Oui j'ai bac + 8 infertilité. Du coup c'était juste une ruse, mais inconsciemment tu y crois à fond puisque tu n'y as pas pensé. Ouh ouh.

En fait, je n'y pensais vraiment pas. Le débarquement des anglais ne m'a pas tiré une seule larme. Un J3 horrible à m'en rendre malade, et je suis restée stoïque.

Conclusion : ne pas y penser, ça ne résoud pas les problèmes d'infertilité, mais ça fait moins mal quand ça ne marche pas, c'est reposant. Mais je sais que ça ne durera pas.

Rendez vous au 19ème... Après le rdv PMA.

vendredi 12 octobre 2012

Répit de courte durée

Mon cerveau a décroché de la rengaine infertilité pendant quelques jours. Vraiment décroché. Je ne peux pas vraiment dire que c'était reposant, puisque mon cerveau était juste très occupé par autre chose. Genre un déménagement.

Du coup, je sais pas à quel jour de mon cycle je suis, ou vaguement. Je me suis dit tiens, je ne compte pas sur mon calendrier, je ne fais pas de test d'ovulation, et même, j'arrête la spécialfoldine. Ouhhh...
C'était sans compter sur notre corps ce héros, qui sait lui nous rappeler à notre sort. Où tu te lèves un matin, avec de la belle glaire comme il faut au fond de la culotte. Tu ne peux pas faire semblant de ne pas l'avoir vue, malgré toi, tu sais que c'est le moment là. Faudrait y aller. Oui mais j'avais dit que je ne voulais rien savoir, décrocher de cette rengaine.
Je ne me mens pas : à partir du moment où je sais... le cerveau (celui qui est directement relié à mon uterus) se remet en marche, inévitablement. C'est reparti. Je trouve que le répit a été de trop courte durée. J'en voudrais plus, parce que toutes ces questions que je me pose, ces calculs, ces ruses de sioux, l'attente, grignotent mon énergie. Je suis une monomaniaque qui me lasse vite de mes propres obsessions, mais je sais que celle-ci résistera.

J'ai une partie de mon esprit constamment en veille sur mon désir d'enfant. Le problème c'est que j'avais déjà d'autres parties de mon cerveau en veille permanente sur d'autres trucs. Genre trouver des jeux de mots. Chercher les paroles d'une chanson. Bref, il ne me reste plus grande part de neurones pour tout le reste (mon boulot, mon couple, les tâches quotidiennes, une vie sociale !)... Je suis du genre à avoir toujours 50 onglets firefox ouverts en même temps. Du coup ça rame.

La meilleure façon de barrer ce truc, "faire un enfant", de ma liste, serait encore d'en avoir un. S'il vous plaît ?

lundi 1 octobre 2012

Les jours qui défilent...

17 ème cycle est dans la place ! On déménage cette semaine, je crois que notre bébé n'aime simplement pas notre maison actuelle. Ce que je comprends. Voilà voilà.

Quand je regarde devant : le chemin me décourage parfois. J'ai peur ! Bébé, viens.
C'est pire quand je me retourne. Et encore, 14 mois, ce n'est rien par rapport à bien d'autres parcours. Mon coeur se serre quand je repense aux premiers mois d'essais : ça mettait du temps, mais 2012, c'était certain que je serais enceinte. Et les mois défilent, je suis toujours plate. Poil aux pattes.