jeudi 30 août 2012

Au croisement de la flippe

Bonjour les égaré-e-s du web.

1er motif de satisfaction : avoir parlé de notre future famille avec ma moitié. J'étais terrorisé par les histoires des femmes infertiles avec des mecs qui se disent que l'adoption ne passera pas par eux. Mais je me détends, on est sur la même longueur d'ondes. Enfin, peut être pas, mais en tout cas il est pas contre. Et oui, il trouve ça beau aussi les familles de coeur.

2ème motif de satisfaction : I said it. Oui, j'en ai parlé à une proche, qu'on essayait de se reproduire, mais que pour l'instant ça marchait pas. Elle a été super compréhensive. ça m'a soulagée, d'en parler, d'être comprise, tout ça. J'ai juste un peu peur que du coup l'information se répande et qu'au cours d'un repas avec des moins proches, on demande à mon conjoint comment s'est passé son spermogramme. Oui je suis parano.

Sinon, je flippe. Parce que justement le spermogramme, c'est demain. Bon, pour demain, moi, j'ai pas grand chose à faire, et l'intéressé a l'air étonnament zen. Genre no problem, alors que je le pensais un peu plus pudique que ça. Tant mieux, mais moi je flippe évidemment pour les résultats. J'ai trèèès peur du semi remorque dans la gueule.

mardi 28 août 2012

Se taire pour ne pas dramatiser

Notre désir d'enfant, nous en parlons entre nous. Les déceptions, les inquiétudes aussi. Au départ, nous n'en avons pas parlé autour de nous, pour réserver la surprise...

Le temps passe, et d'un naturel très pessimiste (ou lucide, ça dépend des points de vue) je me résigne peu à peu à ce qui peut nous attendre pour devenir parents. Ca, je lui en parle moins, à lui, de peur de l'effrayer. Des choses avancent dans ma tête, il sera toujours temps d'en discuter en fonction des résultats de notre bilan...

Simplement, ce qui m'effraie à présent c'est de le dire à nos parents. Qui attendent. On botte en touche, tout le temps.Je sens que j'ai besoin d'en parler, mais j'ai tellement d'appréhensions : comment vont ils réagir ? Comment leur dire ? Est-ce que je ne dramatise pas trop ? Comment en parler en préservant ma pudeur et la sienne, savoir quoi dire ? Surtout, j'ai peur de craquer, pour l'instant je contrôle à peu près, même si je flippe grave. En en parlant, ça devient réel.

Avec le recul, je regrette de ne pas m'être confiée dès le départ à ma mère. J'ai peur qu'elle m'en veuille de lui avoir caché notre désir d'enfant. Je me dis que ça aurait été plus simple... car aujourd'hui je me sens bloquée, je cherche l'occasion, mais les mots ne sortent pas, ce n'est jamais le bon moment.

lundi 27 août 2012

Un premier pas...

Je veux tuer le temps, et prendre du recul.
On se laisse vite enfermer par une envie d'enfant. Non ?

Nos premiers essais, c'était en août 2011. Des symptômes, une légère barre sur un test de grossesse, puis non. Finalement, rien. La 1ère déception d'une longue série.
Bien avant d'avoir envie de devenir mère, j'avais le pressentiment d'être stérile. J'ai toujours aimé penser à l'adoption. Je ne m'étais jamais imaginée le ventre rond. Mais en commençant les essais, évidemment j'y crois, évidemment j'ai envie d'être enceinte, évidemment j'ai surtout envie d'élever notre enfant, construire une famille.
Les premiers mois ont été difficiles, j'étais profondément obsédée par cette idée, je guettais mon corps comme jamais, un thermomètre, une calculette et un calendrier greffés au cerveau. En bref, j'étais paniquée par l'idée de ne pas y arriver.
Une consultation chez ma gynéco, des cycles courts hyper réguliers, une bonne ovulation, tout va bien, revenez dans 3 mois. A vrai dire, ça ne m'a pas rassurée, au fond j'étais persuadée qu'il y avait un problème. Paradoxalement, j'espérais quand même que ça marche à chaque cycle.

Ensuite j'ai lâché prise. Les mois se sont enchaînés, petit à petit, je me faisais à l'idée de ne pas forcément avoir un enfant naturellement. A force d'échanges avec mon conjoint également, je me suis dit que quelque soit notre parcours, ce serait le nôtre. Que quelque soit le chemin, il menait vers notre famille.

Un peu plus d'un an après, nous entamons notre bilan de fertilité, encore pleins de pudeur, en espérant être parent vite, vite, vite !

Nous n'avons parlé à personne de nos difficultés, même pas nos proches. En revanche, j'ai suivi les parcours d'autres couples à travers vos blogs, un peu moins les forums.