vendredi 21 décembre 2012

L'hysteroscopie, c'est fait

Petit résumé de l'hystéroscopie :
Après la douche à la bétadine à maison et une heure de route, nous sommes arrivés à la clinique vers 10h30 mercredi matin, 3ème étage, chambre 300, on m'annonce que je serai opérée que l'après midi.
Les heures à attendre nous semblent longues. Mais en réalité je ne suis pas vraiment stressée, et je ne fais que de dormir (pas mon chéri...). Ma colocataire de chambre a le temps de partir, se faire opérer et revenir, et je suis toujours là ! L'infirmière annonce qu'il y aura encore une heure de retard, ça me fout un coup au moral, mais je me rendors quand même !

Vers14h00, on me demande de mettre la blouse et de prendre les cachets pour se détendre, du coup je dors encore plus, je me sens shootée. Puis le brancardier vient me chercher, j'attends dans différents sas, vois différents infirmiers, on m'installe sur un autre lit. J'ai froid et je suis dans un demi sommeil.

Puis l’anesthésiste me pose le cathéter, on m'emmène au bloc, on me pose le masque et on m'injecte le produit, ça fait mal dans les épaules mais ça dure très peu de temps !
Le réveil m'a paru plus violent que le reste, la sensation du tube dans la gorge, les nausées... Mais c'est vite passé, et on me ramène dans ma chambre vers 18h30, je n'ai pas mal, je me sens bien. Je dors, encore.

Après ça s'est compliqué, j'ai eu le droit de manger et boire un peu, ça allait, mais quand j'ai essayé de me lever doucement j'ai fait 2 malaises, ce qui ne m'était jamais arrivé. Du coup les infirmiers m'ont dit qu'ils me gardaient la nuit, ça m'a déprimée, mon chéri a dû partir vers 1h, j'ai dormi par intermittence avec les visites des infirmiers, des sensations désagréables qui me revenaient, le cathéter qui me gênait.

J'ai été réveillée à 7h par une nouvelle colocataire qui arrivait pour la pose d'une contraception et qui m'a parlée pendant une heure de ça... (quelle pétasse). J'ai pu manger et me doucher, mais le temps était trèèès long, le médecin n'était toujours pas passé (il m'avait déjà oubliée la veille....).
Vers 9h30 je l'ai enfin eu au téléphone (par hasard je passais dans le couloir quand l'infirmière l'appelait...), il m'a dit que ça s'était bien passé, il a fait un curetage pour enlever l'épaisseur de la muqueuse. Je le revois fin janvier. Je vous passe les détails d'une conversation qui me laisse un souvenir un peu amer, puisque qu'il m'a tout de suite parlé d'insémination artificielle. J'ai eu l'impression que l'hystéro n'avait servi à rien, j'étais très déçue.

Ensuite il a encore fallu attendre, pour les papiers, l'arrêt de travail, pour qu'une ambulance arrive... Pfff, Je suis rentrée à la maison un peu avant midi, lessivée ! J'ai peu de douleurs, pas pire que des règles, quelques saignements.

Au final tout s'est bien passé, ça fait beaucoup d'émotion pour nous deux, le contrecoup a été dur dur...  Je me repose, et noël arrive, tout va bien !

mardi 18 décembre 2012

On y est

L'hystéroscopie, c'est demain.
Et la flippe, c'est maintenant.

Ce sont bien entendu des idées et images complétement irrationnelles qui m'assaillent. Déjà : être à jeun (oui, avoir faim pour moi, c'est grave), avoir une perfusion, être endormie, être intubée, attendre, paniquer, avoir mal, mourir, oublier ma carte vitale.
Liste établie sans ordre de préférence croissant et à prendre au second degré, y compris pour toi là, qui écris ces mots.

Mais je pensais que ce serait encore bien pire (il faut dire que quand un gynéco m'avait proposé une coelioscopie il y a 3 ou 4 ans, j'en avais pleuré pendant des jours et des nuits tellement l'idée me flippait)(et je l'ai pas faite d'ailleurs)(ahaha j'ai vachement grandi).
Bref, je n'ai pas le choix et surtout je suis bien décidée à la faire cette hystéro, j'ai juste hâte que ce soit passé.

Ce qui m'effraie le plus, c'est de penser que ça ne puisse pas marcher pour nous. Que cette grosseur à l'utérus, c'est du pipi de chat et que ça ne va pas nous ramener l'enfant Jésus dans la crèche.
Et puis inévitablement, il y a le découragement et l'abime que créée le comptage de jours : "après l'opération, abstinence pendant x jours alors je serai à x jours de mon cycle, du coup même si ça marche, ce sera au mieux dans x jours, bref on arrive vite en 2068 alors que la fin du monde c'est pour demain".

Elles vont me manquer mes petites biscottes demain matin. En plus je passe l'après midi : je rate le petit déj', le goûter du matin, le déjeuner, le goûter, voire l'apéro.

mercredi 21 novembre 2012

Direction l'hystéro...scopie.

Nous avions donc rdv hier après midi à la clinique avec le médecin PMA. La consultation n'a pas duré très longtemps, il a regardé nos examens et nous a posé quelques questions sur nos antécédents.

Il est revenu sur les résultats de mon hystéro qui avait décelé une épaisseur dans la paroi utérine. Pour lui, ça peut être la raison de notre infertilité en empêchant l'implantation de l'embryon. Il faut donc aller voir ce que c'est ( ) et l'enlever.

Je dois faire une hystéroscopie et un curetage, en début de cyle, ce qui repousse encore évidemment... Mauvais timing.

J'ai un mois pour me faire à l'idée de l'anésthésie générale (ahah, je sais que je m'y ferai pas). Mais je suis contente d'avoir une éventuelle explication à notre infertilité. En plus, si c'est ça, une fois l'intervention passée, c'est terminé.
Il ne profitera pas de l'AG pour faire une coelio, il n'y a pour lui aucune raison de soupconner autre chose...

On a pu voir l'anésthésiste dans la foulée, ce qui nous évitera de revenir et de faire une heure de route encore...

J'ai besoin de prendre un peu de recul sur tout ça ! Si l'une d'entre vous est déjà passée par la case hystéro et curetage, je suis preneuse de témoignage !

lundi 19 novembre 2012

RDV PMA J-1, et un nouveau cycle :-(

Tout est dans le titre. Ce cycle aura duré 24 jours. J'entame le 19ème pour le RDV de demain, chouette.
Bon, c'est sûr que j'y croyais moyen, et que je pensais avoir quelques jours devant moi pour psychoter.

(Merci pour vos mots, je les lis, comme vos blogs, même si en ce moment je n'y laisse pas forcément de mots !)

mardi 13 novembre 2012

RDV PMA J-7

Les jours passent, je commence à réfléchir à notre 1er rdv PMA la semaine prochaine. Malheureusement, j'aurais mes règles ce jour là, je ne sais pas si ça a une importance et j'hésite à appeler la clinique pour poser la question...

J'essaye de ne pas trop avoir d'attentes pour ne pas être déçue. Depuis quelques semaines, dès qu'il effleure le sujet mon esprit s'éloigne comme s'il venait trop près d'une flamme.
Je me sens heureuse en ce moment, contente de mon nouvel environnement après ce déménagement. Mais je sais qu'en sous couche j'ai une tristesse et une inquiétude infinies. Je fais l'autruche mais je n'arrive pas à faire autrement. De toutes façons, le rdv pma me remettra sans doute bien comme il faut dans le chemin de l'obsession.

Une amie proche m'a annoncé, par mail, l'arrivée de son 2ème. Avec une échographie en PJ. Je m'en doutais, alors même si mon coeur se serre, je trace ma route.
Je crains un petit peu plus le 3ème de ma soeur, qui arrivera sans doute bientôt, alors qu'ils ont commencé à y penser bien après évidemment. Mais encore une fois, le bonheur de voir ma soeur heureuse, d'avoir un nouveau neveu ou une nouvelle nièce sera sans doute plus fort.
Par contre je crains beaucoup plus l'éventuelle annonce de grossesse de ma meilleure amie. Pour l'instant je ne sais pas s'ils essayent, mais je sais que ça va venir. Si ça vient avant nous, ... J'appréhende.

Je lis toujours vos blogs et vos parcours, plus en sous marin.


lundi 29 octobre 2012

Un de plus

18ème cycle.

J'avais décroché, j'y ai moins pensé, mais je pensais me mentir à moi-même. Genre, tu fais semblant de ne pas y penser parce qu'au fond de toi t'es qu'une vieille bique qui pense que si ça ne marche pas c'est dans la tête (pendez-moi). Oui j'ai bac + 8 infertilité. Du coup c'était juste une ruse, mais inconsciemment tu y crois à fond puisque tu n'y as pas pensé. Ouh ouh.

En fait, je n'y pensais vraiment pas. Le débarquement des anglais ne m'a pas tiré une seule larme. Un J3 horrible à m'en rendre malade, et je suis restée stoïque.

Conclusion : ne pas y penser, ça ne résoud pas les problèmes d'infertilité, mais ça fait moins mal quand ça ne marche pas, c'est reposant. Mais je sais que ça ne durera pas.

Rendez vous au 19ème... Après le rdv PMA.

vendredi 12 octobre 2012

Répit de courte durée

Mon cerveau a décroché de la rengaine infertilité pendant quelques jours. Vraiment décroché. Je ne peux pas vraiment dire que c'était reposant, puisque mon cerveau était juste très occupé par autre chose. Genre un déménagement.

Du coup, je sais pas à quel jour de mon cycle je suis, ou vaguement. Je me suis dit tiens, je ne compte pas sur mon calendrier, je ne fais pas de test d'ovulation, et même, j'arrête la spécialfoldine. Ouhhh...
C'était sans compter sur notre corps ce héros, qui sait lui nous rappeler à notre sort. Où tu te lèves un matin, avec de la belle glaire comme il faut au fond de la culotte. Tu ne peux pas faire semblant de ne pas l'avoir vue, malgré toi, tu sais que c'est le moment là. Faudrait y aller. Oui mais j'avais dit que je ne voulais rien savoir, décrocher de cette rengaine.
Je ne me mens pas : à partir du moment où je sais... le cerveau (celui qui est directement relié à mon uterus) se remet en marche, inévitablement. C'est reparti. Je trouve que le répit a été de trop courte durée. J'en voudrais plus, parce que toutes ces questions que je me pose, ces calculs, ces ruses de sioux, l'attente, grignotent mon énergie. Je suis une monomaniaque qui me lasse vite de mes propres obsessions, mais je sais que celle-ci résistera.

J'ai une partie de mon esprit constamment en veille sur mon désir d'enfant. Le problème c'est que j'avais déjà d'autres parties de mon cerveau en veille permanente sur d'autres trucs. Genre trouver des jeux de mots. Chercher les paroles d'une chanson. Bref, il ne me reste plus grande part de neurones pour tout le reste (mon boulot, mon couple, les tâches quotidiennes, une vie sociale !)... Je suis du genre à avoir toujours 50 onglets firefox ouverts en même temps. Du coup ça rame.

La meilleure façon de barrer ce truc, "faire un enfant", de ma liste, serait encore d'en avoir un. S'il vous plaît ?

lundi 1 octobre 2012

Les jours qui défilent...

17 ème cycle est dans la place ! On déménage cette semaine, je crois que notre bébé n'aime simplement pas notre maison actuelle. Ce que je comprends. Voilà voilà.

Quand je regarde devant : le chemin me décourage parfois. J'ai peur ! Bébé, viens.
C'est pire quand je me retourne. Et encore, 14 mois, ce n'est rien par rapport à bien d'autres parcours. Mon coeur se serre quand je repense aux premiers mois d'essais : ça mettait du temps, mais 2012, c'était certain que je serais enceinte. Et les mois défilent, je suis toujours plate. Poil aux pattes.

mardi 25 septembre 2012

Compter

J24.
J'y crois, j'y crois plus, mais pourquoi pas ? Mais non, comme d'habitude.
Je guette mon corps. Tiens d'habitude j'ai des spottings à partir de J20, là rien. Conséquence de l'hystéro ? Alignement des planètes ? Un signe de grossesse ?

Et puis d'habitude des cycles durent 26 jours, avec un bon gros syndrôme pré menstruel pendant 5-6 jours avant. Là, rien. Hystéro ? Le changement c'est maintenant ? J'ai ovulé plus tard ? J'ai pas ovulé parce de toutes façons j'avais qu'un follicule à gauche c'est tout pourri ? Un signe de grossesse ?

Tiens de suis constipée depuis plusieurs jours : mauvaise digestion ? Ah bah si finalement j'ai peut être le syndrôme pré menstruel ? L'hiver qui approche ? Un signe de grossesse ?

Ouh mes chats m'ont collée ce matin, tous les deux sur moi : mes chats m'aiment ? mes chats angoissent du déménagement ? Mes chats me prennent pour une bouillote en ce début d'automne ? Stéphanie de Monaco ? Un signe de grossesse ?

Bref, comme beaucoup, la rationnalité me quitte en fin de cycle. Tout est signe de grossesse.
Simplement j'appréhende cette fois. Je sens que ça va être dur car après il faudra attendre jusqu'à fin novembre pour le rdv PMA. Le 16ème échec.
En plus, ça arrivera ce weekend : on reçoit mes beaux parents (qui ne sont pas au courant de nos essais), on prépare le déménagement... Bref, il faudra prendre sur soi en cette période déjà chargée en stress.

Ah, cet espoir. Cette envie surtout. Cette nuit ou demain matin, je me réveillerai avec un bon mal de ventre annonciateur de règles, et je trouverai ridicule d'y avoir cru, alors que si ça n'a pas marché pendant 16 cycles, pourquoi maintenant ?

(Oblomov toujours en lice pour le post avec proportionnellement le plus de points d'interrogation dedans. Non ?)

Edit du lendemain :
Il suffit de le dire pour que mon corps me fasse mentir. Les spottings sont arrivés, je ne me fais plus d'illusion.

mercredi 19 septembre 2012

Où on parle des réactions des proches

Jusqu'ici donc, nous en avons parlé à une de mes soeurs et à mes parents.
La première avait très bien réagi, et j'étais pleine d'espoir quant au soutien qu'elle pourrait m'apporter.
Inversement, mes parents avaient parus un peu distants et maladroits.

Après ce weekend, je peux dire que je me suis trompée, c'est exactement le contraire.

Ma mère nous a posé des questions sur nos examens, très naturellement, sans insister ou quoi que ce soit. Je pense qu'elle essaye d'être rassurante, "ça va marcher, il n'y a pas de raison...".

Lors d'un repas tous ensemble, ma soeur a commencé à parler d'une collègue qu'elle pense enceinte. Jusqu'ici, pas de problème. Mais la discussion (monologue) n'en finit pas, et vas-y que je te parle des symptômes de grossesse, et des discussions de femmes enceintes dans son service, de son envie de petit 3ème, blablabla, blabla, bla. Je me sentais totallement coincée, le nez dans mon assiette, incapable de me reprendre. Ca n'en finissait pas, ma gorge se serrait, je me sentais bête.
Je voyais ma mère gênée pour nous, elle a réussi à faire changer la conversation de sujet. Ouf. Je n'osais pas lever les yeux.
Nous en avons parlé sous la couette avec mon chéri : il a ressenti exactement la même chose. On s'est sentis cons, mais au moins on était 2 !

A part ça, J18 aujourd'hui, et au bout de la ligne, comme les 15 fois précédentes, une porte dans notre gueule.

lundi 17 septembre 2012

Echo et petites humiliations

Autant l'hystéro j'avais peur, je tremblais, je m'étais préparée à vivre une journée horrible, alors que la gentillesse et l'écoute des gens à la clinique m'ont vraiment aidée ; autant passer une banale écho chez sa gynéco peut te gâcher ton vendredi soir.
Pourriture de secrétaire que j'appelle 3/4 d'heure avant le rdv pour lui demander si je commence à boire ou si elle a du retard. En moyenne, ma gynéco a 3/4 ou une heure de retard. "Mais pas besoin de boire pour l'écho de grossesse". Hum, hum. Bref, elle me dit que non, elle n'a pas de retard. Bouchons du vendredi soir, pas de place de parking, salle d'attente : 4 personnes devant moi. J'enrage, je pense même à lui faire pipi dessus, à cette secrétaire.
18h30, la secrétaire m'installe dans la petite pièce d'écho, puisqu'elle a fini sa journée : je reste donc seule à attendre le messie, enfermée dans la pièce pendant 25 min. Les larmes montent : il y a un an, si je m'imaginais dans une salle d'écho, ce n'était pas vraiment pour guetter le follicule. J'ai toujours envie de faire pipi.
L'écho a montré un follicule à gauche, ma gynéco n'a pas été prolixe, du genre à ne pas finir ses phrases. Elle avait oublié qui j'étais, comme à chaque fois. On s'est quand même vues 4 fois ce mois ci. Je sais qu'elle en voit...

Comme on déménage, ce sera sans doute la dernière fois que je la vois, sans regret ! C'est une gynéco coutumière des petites phrases culpabilisatrices, et surtout, obsédée par l'ovulation. J'imagine que c'est logique, c'est ce qu'elle sait traiter, les problèmes d'ovulation, donc ça fait 6 mois qu'elle me prouve à chaque fois avec satisfaction que oui oui, j'ovule bien. Sans déc' ?

Mon chéri m'a ramassée à la petite cuillère le soir, pour pas grand chose au final. Juste des petites humiliations ordinaires.

J'ai pris rdv ce matin en PMA. Quand la secrétaire m'a annoncé le 20 novembre, plus de deux mois d'attente, mon coeur s'est encore serré. J'en verrai tellement d'autres, je le sais. Mais putain je me sens triste.

jeudi 13 septembre 2012

My name is Lise, Lise Théro !

J'ai tellement besoin de débriefer l'hystéro. Autant vous dire que j'appréhendais, l'examen en lui-même et surtout le résultat... Mais je n'avais pas anticipé une autre angoisse : le centre d'imagerie se trouve dans une clinique, l'enfer pour moi et ma santé nerveuse. Voir le mot "clinique", entrer dedans, voir des mots médicaux partout, des blouses, des lits à roulettes = l'hystéro on s'en fout, de toutes façons je vais mourir d'apoplexie avant d'avoir atteint le bout du couloir.

Tout en nuances. J'avais oublié l'ordonnance, je ne me rappelais plus du nom de mon médecin traitant, le produit donné par la pharmacie n'était pas le bon. Mmm, OK. Mais ils étaient à l'heure, le médecin et son assistante très gentils (mais genre vraiment), ça a duré en tout 3/4h. Tout va bien, mes trompes sont de vraies autoroutes à gamètes. J'étais soulagée ! A tel point que je n'ai pas trop écouté ce qu'il m'a dit ensuite.
C'était douloureux mais supportable. Ils m'ont trouvée détendue, bonne blague.
Après la sieste, j'ai lu ses petites conclusions, et il a remarqué un endomètre épaissi (hyperplastie). J'ai googlisé, j'aurais pas dû. Quelqu'un connaît ? J'ai recommencé à flipper.

Puis il y a les petites anecdotes de l'hystéro qui nous ont fait ricaner le soir, à la lueur de notre connerie. J'ai l'utérus pas du tout au milieu, il se balade à droite, mais complètement. Evidemment ça n'a aucune conséquence en vrai sur la fertilité, mais sur les blagues pourries et notre imagination, si.

Prochaine étape : l'échographie, demain soir.

vendredi 7 septembre 2012

Au menu des réjouissances : noms barbares et vexations

Spermogramme normal, on se réjouit. Ensuite, on nous demande de faire une hystèrosalmachintrucgraphie, la semaine prochaine, puis une échographie. Puis prendre RDV en PMA. Puis prévenir notre gynéco de l'arrivée de notre bébé. (Dans l'ordre). Entre deux, on déménage.
Bon, évidemment, ces examens, c'est stressant, j'appréhende, puis il faut encore prendre sur son travail... Passons en par là, j'espère que ça ne durera pas. Mon amoureux m'a fait remarquer que le jour de l'hystéro, ce sera notre anniversaire de Pacs. J'avais pas signé pour ça !

Je mangeais hier midi seule avec mes parents. L'occasion de leur en parler, j'avais prévu de leur dire, même si ça n'arrivait pas très naturellement dans la conversation.

On ne peut pas dire qu'ils aient sur-réagi. "Il n'y a pas de raison que ça ne marche pas, ça a marché pour tes soeurs", "machin chose a mis du temps aussi pour avoir son bébé, mais bon au final ça a marché. Et puis les couples maintenant, c'est comme ça." Je pense que leur assurance, leur ton anodin, comme si on parlait du dernier épisode de l'amour est dans le pré, était là par bienveillance. Au final, j'ai eu l'impression qu'ils se fichaient pas mal de comment on le vivait, en ce moment, nous.
"C'est parce que tu ne manges pas assez, tu as vu comme tu es maigre." Evidemment.  Mais au moins c'est dit, même si le souvenir ce cette conversation me laisse plutôt mal à l'aise et triste.

lundi 3 septembre 2012

Quelle suite ?

Jusqu'ici, tout va bien.
Les résultats du spermogramme sont arrivés par internet dès vendredi soir (incroyable), conclusion : normal. Nous avons fouillé un peu dans le web, notamment grâce à cet article très instructif de Mme Faithfull. Vraiment normal.

Soulagés sur le moment, mais maintenant ?

jeudi 30 août 2012

Au croisement de la flippe

Bonjour les égaré-e-s du web.

1er motif de satisfaction : avoir parlé de notre future famille avec ma moitié. J'étais terrorisé par les histoires des femmes infertiles avec des mecs qui se disent que l'adoption ne passera pas par eux. Mais je me détends, on est sur la même longueur d'ondes. Enfin, peut être pas, mais en tout cas il est pas contre. Et oui, il trouve ça beau aussi les familles de coeur.

2ème motif de satisfaction : I said it. Oui, j'en ai parlé à une proche, qu'on essayait de se reproduire, mais que pour l'instant ça marchait pas. Elle a été super compréhensive. ça m'a soulagée, d'en parler, d'être comprise, tout ça. J'ai juste un peu peur que du coup l'information se répande et qu'au cours d'un repas avec des moins proches, on demande à mon conjoint comment s'est passé son spermogramme. Oui je suis parano.

Sinon, je flippe. Parce que justement le spermogramme, c'est demain. Bon, pour demain, moi, j'ai pas grand chose à faire, et l'intéressé a l'air étonnament zen. Genre no problem, alors que je le pensais un peu plus pudique que ça. Tant mieux, mais moi je flippe évidemment pour les résultats. J'ai trèèès peur du semi remorque dans la gueule.

mardi 28 août 2012

Se taire pour ne pas dramatiser

Notre désir d'enfant, nous en parlons entre nous. Les déceptions, les inquiétudes aussi. Au départ, nous n'en avons pas parlé autour de nous, pour réserver la surprise...

Le temps passe, et d'un naturel très pessimiste (ou lucide, ça dépend des points de vue) je me résigne peu à peu à ce qui peut nous attendre pour devenir parents. Ca, je lui en parle moins, à lui, de peur de l'effrayer. Des choses avancent dans ma tête, il sera toujours temps d'en discuter en fonction des résultats de notre bilan...

Simplement, ce qui m'effraie à présent c'est de le dire à nos parents. Qui attendent. On botte en touche, tout le temps.Je sens que j'ai besoin d'en parler, mais j'ai tellement d'appréhensions : comment vont ils réagir ? Comment leur dire ? Est-ce que je ne dramatise pas trop ? Comment en parler en préservant ma pudeur et la sienne, savoir quoi dire ? Surtout, j'ai peur de craquer, pour l'instant je contrôle à peu près, même si je flippe grave. En en parlant, ça devient réel.

Avec le recul, je regrette de ne pas m'être confiée dès le départ à ma mère. J'ai peur qu'elle m'en veuille de lui avoir caché notre désir d'enfant. Je me dis que ça aurait été plus simple... car aujourd'hui je me sens bloquée, je cherche l'occasion, mais les mots ne sortent pas, ce n'est jamais le bon moment.

lundi 27 août 2012

Un premier pas...

Je veux tuer le temps, et prendre du recul.
On se laisse vite enfermer par une envie d'enfant. Non ?

Nos premiers essais, c'était en août 2011. Des symptômes, une légère barre sur un test de grossesse, puis non. Finalement, rien. La 1ère déception d'une longue série.
Bien avant d'avoir envie de devenir mère, j'avais le pressentiment d'être stérile. J'ai toujours aimé penser à l'adoption. Je ne m'étais jamais imaginée le ventre rond. Mais en commençant les essais, évidemment j'y crois, évidemment j'ai envie d'être enceinte, évidemment j'ai surtout envie d'élever notre enfant, construire une famille.
Les premiers mois ont été difficiles, j'étais profondément obsédée par cette idée, je guettais mon corps comme jamais, un thermomètre, une calculette et un calendrier greffés au cerveau. En bref, j'étais paniquée par l'idée de ne pas y arriver.
Une consultation chez ma gynéco, des cycles courts hyper réguliers, une bonne ovulation, tout va bien, revenez dans 3 mois. A vrai dire, ça ne m'a pas rassurée, au fond j'étais persuadée qu'il y avait un problème. Paradoxalement, j'espérais quand même que ça marche à chaque cycle.

Ensuite j'ai lâché prise. Les mois se sont enchaînés, petit à petit, je me faisais à l'idée de ne pas forcément avoir un enfant naturellement. A force d'échanges avec mon conjoint également, je me suis dit que quelque soit notre parcours, ce serait le nôtre. Que quelque soit le chemin, il menait vers notre famille.

Un peu plus d'un an après, nous entamons notre bilan de fertilité, encore pleins de pudeur, en espérant être parent vite, vite, vite !

Nous n'avons parlé à personne de nos difficultés, même pas nos proches. En revanche, j'ai suivi les parcours d'autres couples à travers vos blogs, un peu moins les forums.