dimanche 8 janvier 2017

2 ans et des brouettes

Quelques nouvelles de ces derniers mois !
Depuis mon dernier post avant l'été, nous avons fait quelques examens médicaux pour mon fils, radio des poumons, de l'estomac, prise de sang... Pas de cause trouvée à sa toux persistante, même si ses poumons montrent toujours les cicatrices de sa dysplasie bronchio-pulmonaire.
Toujours un traitement contre le reflux gastro œsophagien, toujours un traitement par inhalateurs anti inflammatoires pour ses ptits poumons, 3 fois par jour.
Un été génial, soleil, rires, un bébé en pleine forme, le bonheur. Il a fêté ses 2 ans bien entouré et gâté, comme toujours ! Comme l'année dernière, son anniversaire a fait remonter quelques souvenirs, mais j'y pense beaucoup mois, à cette naissance.

 Mais depuis la rentrée, il enchaîne les rhinos, bronchites et otites...Et tousse, tousse, tousse. On va voir un pneumologue bientôt, mais il n'y aura pas de miracle je pense. Même si ce n'est pas grave, on sait d'où on vient, mais c'est fatiguant pour lui.
Sur l'alimentation, aucun progrès depuis longtemps, donc la pédiatre nous avait dirigés vers un suivi puéricultrice + orthophoniste, pour ses troubles de l'oralité liés à son parcours (dégout de la nourriture, jamais faim, pas de morceaux, combat à chaque repas...). En 4 mois, les changements ont été incroyables, et son rapport à la nourriture a totalement changé. Mais depuis qu'on a arrêté le suivi, en novembre, il stagne, voire régresse... ça reviendra. On en est pas encore à ce qu'il mange des repas entiers de morceaux ou qu'il mange tout seul, mais ça prouve que ça peut s'améliorer.
Côté sommeil, il a toujours été difficile.. mais c'est de pire en pire ;) Angoisses nocturnes puissance 1000, il ne s'endort plus du tout seul, ni chez nous ni chez nounou. Donc on reste en ce moment en moyenne 1 h à 1h1/2 près de son lit, dans le noir, pour qu'il réussisse à trouver le sommeil. Ce n'est plus tenable, donc la pédiatre nous a orientés encore une fois vers un suivi, j'espère que ça pourra s'améliorer.
A part ses tracasseries qui ne sont pas graves, notre bonhomme a beaucoup changé ! Il est toujours aussi facile et joyeux. Il adore courir, chanter, rigoler et lire des livres. Mais aussi embêter ses chats et surtout, PARLER. Un vrai perroquet. Il est très fort pour les couleurs, il les a connues rapidement.

Je suis vraiment une guimauve quand il discute, c'est très mignon mais aussi impressionnant car il progresse très vite. Nous avons reçu notre famille pour les fêtes, il a beaucoup joué avec les autres enfants, il aime beaucoup la compagnie et imite facilement les autres, c'est rigolo.
Il entre dans une phase d'affirmation, roulades par terre et crises diverses, mais pour l'instant ça reste gérable car ça ne dure jamais très longtemps. Les moments les plus difficiles restent les repas, on doit sans cesse trouver de nouvelles sources pour occuper son esprit et ses mains... pour qu'il accepte la cuillère de purée. En ce moment c'est l'âne trotro qui marche, mais ça ne durera pas.

lundi 4 juillet 2016

1ers pas, 1ers mots, RGO et oralité

Je ne suis pas venue ici depuis février dernier... c'était après mon opération et depuis j'ai pas mal coupé de tout ça !

Le nodule retiré dans l'abdomen s'est révélé être de l'endométriose. J'avoue que la consultation avec le chirurgien m'a pas mal attristée, je pensais en avoir fini, et on m'annonce encore des consultations, un IRM.... Bref, au final, rien d'alarmant, j'ai été revoir mon gynéco PMA qui m'a dit que ça pouvait être isolé. Je tourne la page. Je retrouve un corps sans douleurs (au moins pas celles de ce nodule que j'avais depuis plus d'un an), des gestes et des postures que je ne faisais plus.

 2 consultations psy qui m'ont aidée à prendre conscience que je ne voulais pas de 2ème, que j'en avais bien le droit, que je n'avais pas à m'en justifier. Évidemment, ce n'est pas si simple, l'envie ou non d'un autre enfant est tellement ambivalente.

Et mon garçon a 21 mois. On a passé presque 3 mois sans RDV médicaux ! Youhou ! Pendant ce temps là, il a fait ses premiers pas à 18 mois (après une nouvelle paire de chaussures 2 tailles au dessus des précédentes... oups...). Il a dit ses 1ers mots et continue sans cesse son apprentissage, c'est tellement mignon. Papa, maman, dodo, les cris des animaux, nounou... Il réclame des chansons à coups de "lalalalala", danse, fait des bisous. Il est toujours aussi joyeux, facile, curieux, rieur. Il change beaucoup, imite les autres enfants de chez nounou (tape, se roule par terre ;)). Courre, tout le temps, sans regarder où il va... boum boum boum.

Côté sommeil, c'est très fluctuant. Il se réveille souvent en pleurant, on pense que c'est dû à son reflux qui persiste et le fait toujours tousser. Plus qu'une sieste l'après midi, de 2 à 3h. Et côté repas... j'y reviendrai...

Bilan des 18 mois d'âge corrigé : tout va bien, il a rattrapé sa courbe de croissance et poids. Pas d'inquiétude majeure, à part :

- Un reflux qui persiste. On a fait une radio des poumons étant donné ses antécédents : normale. Consultation chez un gastro pédiatre qui nous a prescrit une prise de sang (faite sans difficulté, un vrai warrior) et une radio de l’œsophage en août.

- Des difficultés d'alimentation, toujours... Pas de morceaux, pas de plaisir à manger, jamais faim, des repas compliqués, des hauts le cœur...La pédiatre nous a orientés vers un suivi orthophoniste, la 1ère séance a été longue mais nous donne beaucoup d'espoir. C'est un problème d'oralité liée à sa prématurité, les appareils respiratoires et la sonde gastrique pendant 2 mois.
Nous avons également fait une séance d'ostéopathie très bénéfique, on a noté un vrai mieux dans l'alimentation même si ce n'est pas miraculeux... Je suis toujours impressionnée par la confiance qu'il a envers les soignants malgré toutes les misères qu'il a eues.

A part ça, nous avons fait un baptême civil au printemps en réunissant nos proches, c'était un super weekend qui nous laisse plein de beaux souvenirs. Il a eu une cabane extérieure en bois qu'il adore et dont il ne se lasse pas d'ouvrir et de fermer les volets. Et puis les vacances qui approchent, j'ai tellement hâte ! Nous profitons déjà pas mal en faisant des promenades en forêt et à la plage, mais vivement la quille.

jeudi 18 février 2016

L'embolisation et ses conséquences, et des nouvelles du petit chat

Bientôt 17 mois pour mon petit garçon. Un bonheur qui grandit... Il se développe bien, à son rythme. Il fait du 4 pattes comme un petit fou et tient de mieux en mieux l'équilibre debout. Il adore vider sa caisse à jouets et est toujours aussi agile de ses mains. Il discute tout le temps, un vrai moulin à paroles même si ce ne sont pas encore des mots, ça me fait fondre. Il est sans cesse dans l'interaction, et en même temps il est très indépendant que ce soit avec nous ou chez la nounou, il s'occupe. Il promène ses petites voitures et poursuit les chats. Et surtout il est tellement joyeux, il rigole comme un tordu pour un rien (et ça lui file le hoquet). 

Côté santé, tout s'améliore petit à petit, depuis janvier il n'a plus aucun médicament pour ses petits poumons. Il a juste tout les mois un traitement préventif contre la bronchiolite, à l'hôpital, qui le fait pleurer à en fendre le coeur des infirmiers. Encore une fois, en mars prochain, et nous en aurons fini avec ça, plus de raison d'aller en pédiatrie (sauf urgences of course) puisque sa pédiatre est partie et que c'est désormais une pédiatre libérale qui le suit. C'est une grande liberté dans l'emploi du temps, une page qui se tourne, même si nous étions un peu chez nous. J'avoue que comme tout le monde nous connaissait, ça me faisait toujours plaisir d'entendre que c'était incroyable de le voir comme ça, en bonne santé et tellement souriant, étant donné ce qu'il avait traversé. 
Le point négatif c'est son RGO qui persiste, malgré gaviscon et inexium. Du coup, il tousse tout le temps, et surtout, fait des otites et autres joyeusetés à répétition. Et l'alimentation reste un point compliqué pour lui... toujours aux purées lisses et encore, c'est pas facile.

Et moi et moi et moi

Une cicatrice de césarienne toujours moche et douloureuse. Pas d'amélioration.

Une hypertension qui a disparu. J'étais sous traitement depuis des années... Et depuis quelques mois, plus rien, et une tension normale. Ce qui est inexplicable. Et inquiète mon cardiologue : il est persuadé que ça va remonter car ce n'est pas possible que la grossesse ait guéri ça, au contraire. Donc il pense à d'autres facteurs qui auraient fait baisser ma tension, genre une hypophyse abimée par le duo éclampsie +  hémorragie. Je fais donc, encore et toujours des examens (alors que ma tension est normale bordel de nouilles !!). 

Enfin, l'embolisation et ses séquelles. Une technique mal connue, et donc des soucis que les professionnels ne savent pas très bien expliquer et prendre en charge... Des hématomes qui mettent des mois à se résorber, des douleurs continues dans le bas ventre. Notamment une, très localisée et surtout un relief que je sentais sous la peau, en long, comme des nodules alignés. Examens divers, échos, doppler, scanner... Aucune explication, donc le chirurgien a décidé de m'opérer et on verrait bien...

J'ai donc été opérée il y a quelques jours, il a retiré un cordon qui s'était inséré entre le muscle et la peau, un peu au dessus de l'aine, soit un ligament soit un nerf, il envoie ça à l'analyse... Un nouvelle cicatrice à quelques centimètres de la césa, j'espère qu'elle sera plus belle... L'intervention m'a beaucoup angoissée, car ça m'a replongée dans mes mauvais souvenirs... j'ai eu la chance de tomber sur une équipe très compréhensive, et tout s'est très bien passé, sous anesthésie générale. La douleur est encore vive mais ça va se résorber petit à petit. Et dans cette histoire, j'ai croisé une anesthésiste qui m'a conseillé une consultation psy (oui c'est fou que j'en ai pas eu avant...), pour tourner la page. 

Après le scanner, le chirurgien a remarqué que mon utérus était "remanié", séquelle, encore, de l'embolisation. Donc il faut que je revois ça avec mon gynéco (qui lui même m'avait prescrit une hystérographie pour justement vérifier qu'il n'y ait pas de séquelle, mais je l'ai pas faite.... pas envie). Vivement que tout ça soit réglé, pfff.

Inutile de préciser qu'on ne pense plus du tout à un 2ème pour le moment ;) 

Voilà pour les nouvelles, toujours très médicales, mais ça reflète pas mal notre quotidien quand je vois tous les RDV entre moi et mon garçon... Heureusement, rien de grave ! 
Notre vie n'a jamais été aussi remplie et heureuse, autant professionnellement que personnellement, c'est un rythme de dingue, mais quelle chance on a. Je suis persuadée que ce sont des moments auxquels on repensera souvent.


mardi 20 octobre 2015

L'allaitement, c'est fini !

L'allaitement, avant la grossesse, c'était en même temps une évidence puisque ma mère et mes soeurs ont allaité tous leurs enfants, mais pas une certitude. Je ne voulais pas en faire un principe, le biberon, ça m'allait aussi. Bref, j'avais envie d'essayer, sans plus.

Et puis la grossesse s'est compliquée, et peu avant cet accouchement catastrophe à 31SA, une sage-femme m'a demandé si je souhaitais allaiter. Tout ça me paraissait encore très surréaliste, lointain, hypothétique. Ensuite, l'accouchement, ses complications... Le lendemain, on m'a amené un tire-lait, cette machine qui allait être mon "amie" pendant un petit moment. Autour de moi, mes proches, les médecins, moi-même, étaient dubitatifs sur cet allaitement, étant donné mon état général. Et c'est la seule chose que mon corps a réussi à faire, une montée de lait rapide et douloureuse, avec des oedemes jusque sous les bras, des bouffées de chaleur, des nausées. Et puis j'étais allongée, pas très pratique pour tirer son lait... Mais je me suis accrochée.

J'ai tiré mon lait, toutes les 3-4h, pendant 2 mois 1/2, puis encore 1 à 2 fois par jour jusqu'à 3 mois et des brouettes. Je le faisais en néonat, à la maison, mon tire-lait électique double pompage. Au départ, ce geste me mettait plutôt mal à l'aise, surtout que j'ai tout de suite dû le faire sans intimité, à l'hôpital. C'est devenu une telle habitude que je faisais même plus de geste pour me cacher quand j'étais dérangée par un soignant. 

Le rituel du tire-lait, les petits biberons stériles de la néonat, les étiquettes à code barre où je notais la date et l'heure. Et les seringues d'alimentation, le pousse seringue électrique et ses alarmes, la sonde gastrique et les pansements de maintien, les quantités de plus en plus grandes et les temps d'alimentation de moins en moins longs à mesure des progrès de mon petit chat.

Au début, en réanimation, les peau à peau étaient très encouragés par l'équipe, mais les premiers câlins étaient pour moi pas très câlins justement. 2 blouses et 4 bras qui débranchent, rebranchent les appareils, scope, sonde d'intubation, les alarmes qui sonnent, moi qui attend sur le fauteuil qu'on me pose le tout petit bébé contre moi. Les scotchs pour maintenir l'arsenal en place, un bébé si léger qu'on le sent à peine sur sa poitrine, la peur de faire un mauvais geste, qu'il arrive quelque chose. Bref, difficile d'apprécier ces premiers moments. Mais la 3ème semaine, une infirmière m'a proposé une mise au sein. Évidemment, pas pour téter, mais plus pour qu'il s'habitue. Et malgré ses tuyaux, tenir moi-même mon bébé contre moi, voir ses yeux, ça a été le 1er contact avec lui je crois. Un moment magique.

Ensuite, l'allaitement a commencé à se mettre en place au bout de 2 mois, et ça a été long. Le début d'un autre rituel : le dé-scoper, le peser, noter le poids sur le tableau velleda, le re-scoper, le mettre au sein, le dé-scoper, le peser, le re-scoper, appeler l'infirmier pour donner le score, attendre qu'on prépare le complément de son repas, à la sonde d'abord, puis quelques jours après à la paille, tirer mon lait. Et le plus dur a été la peur des bradycardies qu'il faisait au sein, à cause de l'effort, de fausse-routes... Un bébé qui s'arrête, des alarmes rouges, l'infirmier qui arrive en courant, des dizaines de fois. Des progrès, des espoirs, et la fois d'après la dégringolade... Pour moi ça a été la période la plus éreintante. 

Et puis la pédiatre nous a autorisés à le faire téter sans qu'il soit scopé, elle me faisait confiance sur le fait que je le connaisse par coeur, qu'une brady, je la voyais sans besoin d'alarme. Et ça a considérablement allégé ces moments.... Mais l'autonomie alimentaire a été un parcours semé d'embûches. Il arrachait de plus en plus sa sonde gastrique, jusqu'au jour où on ne lui a plus reposée pour compléter ses repas à la paille. Un vrai bonheur de voir son visage sans tuyau et sans scotch. 

Le doute s'est installé : et si il prenait mieux le biberon que le sein ? Si ça lui permettait de sortir ? Sans compter sur les baisses de lactation dues à la fatigue... Mais on a tenu bon, et grâce au "DAL", dispositif d'aide à l'allaitement, un réservoir de lait pendu à mon cou avec des petits tuyaux scotchés sur les seins et qui permet de compléter ses repas en même temps qu'il tète, on a pu sortir sans attendre qu'il soit autonome. Avec 2 glacières de lait congelé redonnées par le lactarium et un congélateur plein... Bon, le DAL, c'était quand même la galère, ça marchait une fois sur deux, l'installation est laborieuse, il faillait tout nettoyer, tirer son lait encore et encore... Mais ça a marché, il a pris des forces, a tété de mieux en mieux, si bien qu'en 2-3 semaines, on a pu ranger le DAL au placard. A 3 mois et des brouettes, mon petit chat prenait donc tous ses repas au sein. Et nous revenions en néonat toutes les semaines pour le peser, ce qui confirmait qu'il tétait bien.

Et à partir de là, l'allaitement a été un vrai BONHEUR. Un bon gros pansement sur tout ce parcours, un moyen de construire notre relation. De reprendre confiance en nous. Les médicaments et leurs effets secondaires, les douleurs, le RGO... au sein, tout était oublié, il était détendu, moi aussi, tout allait bien. Allaitement à la demande et exclusif jusqu'à ses 6 mois, il n'a jamais pris autant de poids que pendant cette période.

6 mois, la reprise du boulot... l'épreuve du sevrage sur laquelle j'ai beaucoup écrit ici... J'avais pas envie, lui non plus, dur dur. La diversification a permis de contourner les biberons, puis à 9 mois j'ai arrêté la tétée du matin. J'ai rendu mon tire-lait à la pharmacie avec le sentiment d'une page qui se tourne. La tétée du soir restait notre moment câlin à tous les 2. J'ai mis du temps à me résoudre à arrêter, mais à 1 an passé, c'était le bon moment, et ça s'est très bien passé.

Désolée pour l'article très long, mais l'allaitement a été vraiment été une chose extraordinaire dans ce parcours chaotique, une vraie fierté pour moi, d'avoir réussi ça malgré les difficultés. C'est terminé, mais sans regret !

mardi 22 septembre 2015

L'anniversaire

Mon petit bébé d'amour a un an. On dit que ça passe vite, mais je ne trouve pas. Quelle année. 3 mois difficiles, à l'hôpital, puis 3 mois à la maison, à se découvrir, à panser nos blessures. Et 6 mois de vie normale, à profiter de cet immense bonheur, à s'émerveiller de cette chance, à s'énerver de fatigue parfois aussi.

C'est une période ambivalente. En même temps, quand il était en réanimation, je pensais à cet anniversaire.... "Quand on y sera, quelle victoire". Et c'est vrai, quelle victoire, quelle fierté, quelle émotion. Mais ça nous travaille beaucoup aussi, depuis 3 semaines... Pas un jour sans repenser à tout ça, alors que ça s'était éloigné ces derniers mois... Et un an après, les peurs, les blessures, les traumatismes, la culpabilité, prennent plus d'ampleur je trouve.

Dans notre réflexion pour un 2ème, nous sommes retournés au creux de l'été voir le professeur qui s'est occupé de moi lors de l'accouchement, avant et après... Rien de nouveau sous le soleil. 30% de risques de récidives, de l'aspirine, et croiser les doigts. Depuis, j'ai annulé nos rdv de rentrée (hystéro, gynéco PMA, spermo). Pas envie. Être tranquille. Plus le temps passe, moins l'idée d'un autre enfant (enfin je devrais dire d'une autre fiv, d'une autre grossesse, d'un autre accouchement) me fait envie. Je me laisse le temps.
Côté corps, toujours une cicatrice douloureuse, des douleurs à l'aine également suite à l'embolisation, toujours... Des douleurs d'adhérences un peu partout.

Et mon bébé ? Il a un an donc. Tout va bien. Toujours aussi suivi. 8,5kg et 68 cm il y a 3 semaines. Il se développe à son rythme, tient désormais bien assis, sourit et rigole toujours autant. A 3 dents. Mange comme un chef, on introduit les petits morceaux. Boit enfin son bib du matin. Prend toujours le sein le soir avant de dormir. Commence à avoir des cheveux... Ses petits poumons vont bien, on a arrêté les traitements par inhalateur à la fin de l'été et on garde encore les anti inflammatoires pour quelques semaines. Et évidemment, il est beau, il est mignon, il sent bon, on l'aime d'amour. Les 1ères vacances avec lui ont été... fatigantes ;) Un bébé qui n'arrive plus à dormir, 3 semaines sans siestes, avec des réveils la nuit... la galère... Pareil avec la nounou pendant une semaine, puis du jour au lendemain, il a retrouvé le sommeil. Joie.

Nous avons fêté son anniversaire avec la famille. Il a été très gâté. Très bisouté. J'aime tellement le voir entouré et aimé.

mardi 7 juillet 2015

3615 phenix

Un matin de bon matin j'ai repris le chemin des échos et prises de sang, enfin, pas pour un 2ème, mais pour un bilan. L'heure de route matinale, l'attente, ces lieux familiers.... Bizarre, bizarre. 

A l'écho, mon comptage des follicules à J3 s'est amélioré. Gynéco un peu dubitative, qui me dit que ça varie beaucoup d'un cycle à l'autre, mais qu'en tout cas ce n'est pas une mauvaise nouvelle. Ce serait même acceptable corrélé à une AMH dans les normes, ce qui n'est pas mon cas, of course.

Le bilan hormonal est dans les normes, dingue. Et cette foutue AMH qui était à 0.9 il y a 1 an 1/2 et qui ne peut que baisser... est aujourd'hui à 2 (dans le même labo). Je suis sur les fesses. Limite je rêve de faire un bébé sous la couette. Non seulement l'embolisation n'a pas altéré ma réserve déjà dans les choux, mais elle s'est même améliorée, je ne sais pas par quel phénomène.

Il me reste à faire l'hystérosonographie, et je revois mon gynéco pma à la rentrée, mon gynéco accouchement cet été.

Côté bébé, tout va bien ! Il mange comme un chef à la cuillère, refuse même les biberons, dort mieux, commence à se retourner, attrape ses pieds, vocalise, et sa 1ère dent arrive. En revanche, il ne tient pas assis, mais ça viendra. C'est un vrai bonheur. 

L'allaitement est malheureusement en train de se terminer, j'ai de moins en moins de lait, et je ne crois pas que ça puisse revenir... Cette perspective me rend triste, je n'ai aucune envie d'arrêter. Mais la fatigue, le stress au boulot... vont faire que ça se termine sans que je le veuille.

J'ai hâte aux vacances et à ses petits pieds dans l'eau ;)

jeudi 11 juin 2015

La question du 2ème

En ce mois de juin, nous avions rdv avec notre gynéco PMA. 

A peine notre fils né, le monde médical a posé la question de la suite. Du 2ème. Des risques, des questions à se poser... Alors que c'était trop pour moi. Trop tôt, trop violent. Comment je pourrais avoir envie d'y retourner ? 

Mais oui, nous avons peu de temps pour se poser cette question, je le sais. L'insuffisance ovarienne fait que la roue tourne vite. Alors, comme la bonne élève que j'ai toujours été, j'ai vu les spécialistes qu'on m'a demandé de voir, cardiologues, néphrologues, angiologues et que sais-je encore... Bien entendu, ça ne m'a rien appris puisqu'aucune cause à mon hypertension n'a été trouvée. Je n'y croyais pas vraiment.

La question du 2ème, j'y pense souvent. C'est très ambivalent. Un 2ème comme mon bébé, souriant, facile, heureux, à croquer ? J'en prends 3 comme lui, pas de problème. La perspective de :
- repasser par une FIV ;
- vivre une grossesse angoissée, contrairement à la précédente
- refaire un hellp syndrome et les complications qui ont suivi
- refaire une hémorragie et risquer ma peau
- que mon bébé soit à nouveau prématuré, qu'il risque sa peau aussi, qu'il vive des débuts difficiles, incertains... Qu'il ait des séquelles...

.... (conditions non cumulatives...) ce sera sans moi. 

Nous avons donc remis les pieds dans notre centre PMA. Avons croisé le gynéco qui avait réalisé le transfert épique de notre seul et unique embryon, resté coincé dans le cathéter. Avons croisé le gentil infirmier qui était là pour mes 2 ponctions. Avons consulté notre gynéco PMA, celui qui a permis ce miracle. J'étais pleine d'émotions, avec mon bébé babillant dans sa poussette.

Il a pris connaissance de l'aventure de l'accouchement et de ses complications. Il a pris le temps de l'échange, même si sur le fond, nous n'avons pas appris grand chose :

- Il évalue les risques de récidive du hellp à 30%. Et a ajouté, que "parfois on ne ramène pas les mamans" (avec un regard qui m'a donné l'impression qu'il en avait une expérience personnelle). Mais ça, nous le savons.

- Pas de risque particulier de refaire une hémorragie, j'ai enfin posé la question qui me taraude : c'est normal une rétention placentaire après une césarienne ? Non, ma pauvre dame, "ça devait être le bordel votre césarienne vu les circonstances". Ah.

- L'aspirine qu'on me vend à chaque fois pour la prochaine grossesse : bien sûr, m'a t-il dit, ça évitera un RCIU. Mais on ne peut rien faire pour éviter la pré éclampsie. Rien du tout. A part s'en remettre au destin, et surveiller. Bon, ça aussi, on le savait.

Mais nous venions surtout pour répondre à la question préalable : est ce encore possible ? Mon AMH était à 0,9 il y a 2 ans 1/2... Donc il nous refait faire les examens, écho à J3, amh et compagnie, spermo et sérologies. Et en prime une hystérosonographie pour moi (j'ai eu envie de dire "bingo" ou "famille" : je les aurais toutes faites) : pour vérifier mon utérus suite à cet accouchement et la rétention.
Il nous a aussi dit que souvent, l'embolisation des artères utérines que j'ai subie pour arrêter l'hémorragie réduit la fertilité et la réserve ovarienne... Déjà qu'on part de loin...

On le revoit après tout ça, à la rentrée.

Il a aussi regardé ma cicatrice de césarienne moche et douloureuse. M'a prescrit des séances de kiné et me fera une injection de corticoïdes la prochaine fois.

Il a dit que la décision que nous avions à prendre n'était pas facile. Que nous étions désormais parents. Qu'il fallait y réfléchir. Oui. 
Je vous avoue ici que j'espère en un sens que mes examens seront pourris, qu'un 2ème ne sera pas possible, qu'il n'y ait pas décision à prendre ou à regretter. Mais ce sera une porte tellement difficile à refermer. Parce que quand je pense à une famille agrandie d'un autre petit bonhomme ou bon'dame, mon cœur s'envole.